viernes, septiembre 30

Los días y las horas

Hay días que la luz brilla más intensa
Hay días que la mar está más en calma
Hay días que los ojos ven las cosas más claras
Hay días que saben mejor las horas
Hay días en que uno se parece más a sí mismo
(Si es que uno mismo es igual a él, siempre.
¿O somos más de uno? ¿Acaso somos mil estados de ánimo?)
Hay días que te sientes más fuerte
Hay días más de sol que de nubes, más de luz que de tinieblas
Hay días que oyes mejor la voz del otro
Hay días que no temes tanto los eclipses
Hay días que hacen menos daño los reproches
Hay días, en fin, diferentes.
Las horas y los días

jueves, septiembre 29

Cuando luce el sol

Por entre las rendijas de las persianas se cuela la luz que ilumina ese rectángulo. Podría ser una habitación, una sala cualquiera. Una sala donde una docena de personas espera. Caras con distintas expresiones. Normales, abatidas, indiferentes, interesadas, perplejas, ausentes, ensimismadas... Esperan, acompañan, escuchan, dialogan, conversan por teléfono... A miles de kilómetros de distancia. Preocupaciones de impotencia.

De pronto entra un rayo, dos rayos de sol, radiantes. Iluminan toda la sala. O tratan de iluminarla. Quizá no todos se han dado cuenta que se ha iluminado la sala. Despreocupados, ausentes, ensimismados. Pero la Luz sigue sonriendo, interminablemente, confiada, purísima, plena de felicidad que sale a borbotones, radiante.

Es la Luz de unos pequeños inmensos ojos, iluminados, que sonríen inacabablemente a su madre.

- ¿Qué hace una Luz como tú, en un sitio como éste?
- Iluminar la mañana

domingo, septiembre 11

Carta a Jean-Pierre Bérubé

Cher Jean-Pierre,

Permettez-moi de vous appeler comme ça, car il traduit mieux qu'un,"cher Monsieur", le sentiment que je ressens en vous écrivant ces quelques mots. Vous vous demandez, probablement, qui commence comme ça un message. Je suis "l'espagnol" qui à suivi vos modules sur la chanson, pendant la première quinzaine du mois d'août dernier à Besançon.

Je vous écris parce que je garde un excellent souvenir de ces quelques heures qu'on a chanté ensemble ou pour mieux dire, qu'on a éprouvé des émotions ensemble, en chantant ou en vous écoutant chanter. J'ai bien aimé ce module, qui n'était pas un module comme les autres, mais un moment privilégié pour que des gens de différents pays ressentent le plaisir de se sentir unis par la musique.

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J'ai ressenti cette émotion en vous écoutant chanter et jouer de la guitare, en écoutant la jeune femme japonaise qui mettait son cœur en chantant la douce mélodie venue de l'orient, ou quand les Irlandaises chantaient leur air irlandais, et tous les autres...

J'ai également aimé lire les paroles de vos chansons dans votre livre "Avant de recommencer à vivre". On sent que vous avez vraiment "vécu", la beauté de votre pays que vous aimez tant, l'amour pour les gens simples, la passion pour la musique, cette philosophie, bien sage, d'aimer tous les petits et intimes plaisirs qui nous donne la vie.

Je n'ai qu'un regret, ne pas pouvoir vous envoyer les photos que j'avais prises, le jour où l'on a fait "la manche", dans la Grand-Rue de Besançon. Lors d'un week-end passé à Paris, quelqu'un, jaloux des biens des autres, m'a volé mon appareil photo, quelque part entre les stations du Trocadéro et Bastille. Mon regret n'est pas tellement pour l'appareil, car on peut toujours le remplacer, mais vraiment pour beaucoup de photos que j'avais de mon séjour à Besançon et de ma visite à Paris. Je vous envoie les seules photos que j'ai pu sauver du "naufrage-volage" et que j'avais gardées avant "l'accident".

Vous devez savoir que votre "cours" ne s'est pas terminé pour moi. Chaque fois que je lis votre livre de poèmes ou que j'entends les paroles de vos chansons : « Je ne cherche pas, je trouve..." j'essaye de trouver le bonheur qu'il y peut avoir... "vraiment le bonheur se trouve tout en dedans de moi"

Très amicalement

domingo, septiembre 4

Besançon: paseo en barco

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Sábado de agosto, por la mañana. Subo a uno de los barcos que esperan en el embarcadero, cerca del Pont de La République, para hacer un recorrido por el Doubs, el río que abraza la ciudad.


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Lo primero que llama mi atención es la apertura de las esclusas para nivelar el cauce del Doubs. Son necesarios varios minutos. Observo, curioso, todas las maniobras de la joven "esclusera".
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Empieza el paseo. Una delicia para la vista y para el espíritu observar las orillas. Allá en lo alto, la silueta de La Citadelle de Vauban.
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Pasamos por delante del puerto fluvial. Mi joven compañero de asiento observa atento como el agua se mueve bajo sus ojos. Un poco más lejos el túnel fluvial que nos llevará al otro brazo del río
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Atravesamos el túnel y podemos contemplar el Parc de la Gare d'eau, la Tour Chamars y los pescadores que disfrutan del sosiego de esta mañana de verano.
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Cerca del Pont Canot, el edificio del CLA (Centro de Lingüística Aplicada), que organiza los cursos. Las bellas mansiones bisontinas que bordean el río y el final del trayecto.

sábado, septiembre 3

Besançon: Lettre à un curé de campagne…

Pour commencer, je ne sais pas comment m’adresser à vous : « Mon père, qui est à Besançon… », « Monsieur le curé, je viens en confesse… » , ou tout simplement, « Cher ami… ». Je crois que cette dernière formule c’est celle qui sied le mieux.

En réalité je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, pour mieux dire, de « nous », car c’est en petit groupe qu’on a débarqué chez vous un jour du mois d’août dernier, menés par Jean Perrin, animateur du module « Découverte du milieu » au CLA. On nous avait parlé du manque de vocations, de la crise de la religion catholique dans cette France, « fille aîné de l’église », et en général dans beaucoup de pays de l ‘Europe. On nous a proposé d’aller parler avec vous sur tous ces sujets, car il (M. Perrin) vous trouvait assez intelligent, suffisamment habile , et en même temps, assez humain, pour pouvoir mener un entretien intéressant, sur un sujet aussi délicat que le fait et les croyances religieuses.

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Et je dois vous dire que cet entretien ne m’a pas déçu, et je crois que mes collègues pensent de la même façon. Peut-être avons-nous des idée différentes sur les dogmes, la morale, et d’autres aspects, mais j’ai trouvé en vous, avant et par dessus de tout, un « homme », et quand je dis un homme je veux dire un être « humain », chaleureux, proche et jeune d’esprit. Et je crois qu’en cela on fait partie de la même « famille ». Je ne crois pas en ce Dieu tel qu’il m’a été présenté par beaucoup de vos collègues et supérieurs, je ne suis pas sûr que « ce » Dieu existe, cependant je me sens plus près de vous que du « libre-penseur » qui a essayé de nous convaincre que tous les maux de la société viennent de l ‘Église. J’ai senti cette affinité car je vous sentais plus proche des hommes et des femmes et de leurs sentiments. Je le sens aussi chaque fois que je relis vos « Petites têtes ». Vous avez recueilli des histoires drôles où l’on rigole avec humour sur des sujets délicats, souvent tabous dans l’église traditionnelle : la morale, la foi, le culte, l’existence de l’au-delà…

En vous envoyant ces photos obtenues lors de notre entretien je veux vous envoyer aussi un sentiment d’admiration, d’amitié, de remerciement pour tout ce que vous avez su nous transmettre.

Bien amicalement

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Les “Petites Têtes” (Benoit Simon. Ed. du Saugeais)

DIFFÉRENCE
-Quelle est la différence entre une homélie et une mini-jupe ?
- Il n’y en a pas. Toutes les deux doivent être assez longues pour recouvrir le sujet, et assez courtes pour retenir l’attention.

DÉJÀ AU CIEL

Un jeune homme revient de l’enterrement de sa belle-mêre. Il fait un fort vent. Une tuile se détache d’un toit et lui tombe sur la tête :
-« Tiens, fait-il, elle est déjà au ciel ! »

UN BÉNÉDICITÉ INATTENDU

Un missionnaire , en brousse, se trouve subitement devant un lion.
Il pense : Voilà, ma vie est terminée. Je n’échapperai pas. Pour tant il reste la prière… le miracle !
« Seigneur, inspirez à ce lion des sentiments pieux ! »
Voici que le lion courbe se deux pattes, comme à genoux. À travers un rugissement on entend :
« Seigneur, bénissez la nourriture que je vais prendre »

UN PEU DE GRAMMAIRE

« Il n’aurait pas dû naître ! »
Quelle conjugaison ? Quel mode ? Quel temps ?
Hésitations : conditionnel passé, conditionnel futur ?
……………
Non, c’est l’imparfait du préservatif.